jeudi 3 décembre 2015

En attendant le Réveil de la Force - Episode 4



La prélogie

Pour ancrer son univers dans un passé « logique », Lucas va chercher dans de nouveaux territoires d’influences et de références. Après avoir puisé dans l’imaginaire collectif de la chevalerie, du récit de samouraï, du conte de fée, du western et du film d’aviation : Il va se référer à son propre passé et ses propres influences de jeunesse : sa passion d’adolescence pour les films de genre (SF typée Flash Gordon, les vaisseaux chromés), pour les courses de voitures clandestines et pour les grandes productions hollywoodiennes : le péplum cité dans les courses de chars et la séquence de l’arène, mais aussi une fois de plus le Western avec le retour sur Tatooine et le sauvetage manqué de Shmi Skywalker, prisonnière des « indiens ».

Lucas et les courses de modules
Entre 16 et 18 ans,  Lucas s'est passionné de courses auto, les courses clandestines de roadsters, mais un accident grave le cloue au lit et il gardera cette passion comme spectateur. Son père lui cherche un nouveau hobby moins dangereux et lui offre du matériel de cinéma amateur. 



Anakin = Lucas
Une fois de plus, Lucas se raconte : la trilogie racontait son combat de rebelle contre Hollywood, contre la famille du cinéma (la figure du père), la prélogie revient sur ce qu’il est devenu (il est devenu l’empire après avoir été le rebelle et regarde avec nostalgie ce chemin parcouru)
Ce regard rétrospectif le pousse à faire deux choix, comme il va raconter ses rêves d’enfants, ce sera un film pour enfant. Comme il a voulu faire carrière dans l’animation avant de faire du cinéma, il va traiter ce film comme un immense Mary Poppins, avec des décors déconnectés des acteurs et des personnages de dessins animés omniprésents (les extra terrestres, les clones et les droïdes sont tous des personnages issus des techniques de films d’animation)

A la suite de la prélogie, de mauvaises décisions, commencent à être prises à tous les niveaux des entreprises de Lucas. Jusqu’à la crise du Seigneur des anneaux…
Depuis 1979 il était impossible de monter une super production sans faire appel à ILM. Hors Peter Jackson, monte, à partir de rien, à l’autre bout de la planète, une équipe de débutants recrutée autour d’un vétéran d’ILM. Cette équipe va montrer qu’il est possible de faire mieux que la maison de Lucas qui ronronnait sur son monopole.
La remontée de bretelles au Skywalker Ranch après le visionnage de la séquence d’ouverture du Seigneur des Anneaux va être sévère. Lucas est furieux, des néo-zélandais venus de nulle part réalisent la scène la plus épique du cinéma ridiculisant les batailles de clones et de droïdes en préparation pour l’épisode 2.

D’autres décisions embourbent l’Empire de Lucas comme le montre la valse des directeurs de Lucasarts et leurs décisions commerciales : Tourner la production de Lucasarts vers l’exploitation de Star Wars uniquement. Ce mouvement tue toute la créativité du studio, c’est la fin des licences géniales et originales comme Day of the Tentacle, Monkey Island, Sam& Max, Full Throttle.


Que l'on aime la prélogie ou pas... le pire restait (hélas) à venir... 

(à suivre)